Une journée à bord du Royal Clipper

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Simon Saada Royal Clipper

Le pont principal est d’un style classique, caractéristique des clippers construits à la fin du XIXe siècle.

 

Magistral, grandiose, il était le roi face aux falaises de Bonifacio. Trop grand pour mouiller au port, le Royal Clipper, seul et unique cinq mâts au monde et plus grand voilier naviguant encore, faisait une halte face à la cité fortifiée avant de reprendre sa navigation autour de l’île de beauté. Il ne faut surtout pas parler d’un bateau, mais bien d’une “lady”, comme le répète chaque membre de l’équipage à bord. Et la dame peut se vanter de ses mensurations : 133,8 mètres de longueur, plus de 5 200 m² de surface de voile, pouvant atteindre les 17 nœuds, une sacrée vitesse pour un tel gabarit. Né en juillet 2000, le navire est conçu à l’image du légendaire Tall Ship Preussen né 98 ans plus tôt, surnommé “La Reine des Reines de la mer”. Il était considéré à l’époque comme le plus majestueux et rapide voilier du monde, son règne s’acheva dans la Manche lorsqu’il fut éperonné par un navire à vapeur.

Né d’une passion

Le navire a été conçu par Mikael Krafft. Né sur une île vers Stockholm, il a commencé à naviguer dès l’âge de 5 ans sur un bateau de 4m20 en compagnie de son chien.
D’abord juriste, businessman et armateur, il s’est laissé
rattraper par son premier amour et a ainsi fondé la compagnie Star Clipper il y a 26 ans. “Je l’ai conçu à partir de plan qui datait du XIXe siècle”, explique Mikael Krafft. Un géant des mers à l’image des anciens grands voiliers qui devaient convoyer le plus rapidement possible des produits périssables ; des exploits rendus possibles à l’époque grâce à des voilures importantes et des coques effilées.

Simon Saada Royal Clipper
Simon Saada Royal Clipper

Guven Daragon, unique élève officier français, a l’honneur d’apprendre le métier à bord du plus grand et majestueux voilier au monde.

Simon Saada Royal Clipper

Le capitaine du navire, Sergey Utitsyn, aux côtés d’Anita Rollin, qui supervise le bon déroulement pour chaque passager à bord, sont tous deux fiers d’emmener le Royal Clipper sur le littoral corse.

Quand lézard rime avec bizarre

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C’est sur les îles Lavezzi que vous pouvez avoir la chance de croiser ce drôle de lézard, témoin de ce que la nature peut faire de plus remarquable. Semblant sortir tout droit d’un film de science-fiction, celui-ci n’aura pas besoin d’attendre que sa queue repousse en cas d’attaque, car il en a déjà une de rechange ! S’il avait été vu au Japon, il aurait pu fièrement porter le nom de Godzilla, le célèbre reptile nippon transformé en monstre à cause des radiations nucléaires ! Au moins, celui-ci ne risquait pas d’écraser les vacanciers curieux venus l’observer.
Texte et photo : Simon SAADA - Paru dans : Corse Matin - Vendredi 16 juin 2017